Nouakchott, le 04 mai 2026

La Commission communication de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement
Abolitionniste (IRA) porte à la connaissance de l’opinion publique nationale et
internationale, le jugement très expéditif et largement inéquitable dont la sentence, entre
autres, est quatre années de prison ferme, contre les députées anti-esclavagistes et féministes,
issues du peuple autochtone, les Haratines, ou esclaves et anciens esclaves de Mauritanie,
Mariem Cheikh Samba Dieng et Ghamou Achour Salem.
Tôt le matin, ce 4 mai 2026, le tribunal a été placé sous haute sécurité policière, par un
important dispositif, limitant fortement l’accès du public et instaurant un climat de terreur
par les agressions systématiques et violentes des unités de police contre les militants du
mouvement abolitionniste qui s’approchent du tribunal dans l’espoir d’assister au procès de
leurs militantes et députées Mariem Cheikh Samba Dieng et Ghamou Achour Salem. Malgré
ces restrictions, de nombreux militants et sympathisants se sont rassemblés aux abords des
lieux.
La Commission dénonce l’usage d’une force excessive à l’encontre des manifestants, ayant
entraîné plusieurs blessés graves. Une telle intervention constitue une atteinte au droit à un
procès équitable et aux libertés fondamentales, en particulier au droit de manifester
pacifiquement.
Un fait particulièrement préoccupant a été constaté : le nourrisson de la députée Marieme
Cheikh Samba Dieng a été maintenu au box des accusés aux côtés de sa mère. Cette situation
est jugée inacceptable, portant atteinte aux principes fondamentaux de protection de
l’enfance.
Par ailleurs, la Commission dénonce la convocation de Maître Abderahmane Ould Zerough,
membre en vue du collectif de défense des deux prévenues par la brigade de lutte contre la
cybercriminalité, à la suite d’un direct Facebook réalisé le 03 mai 2026 à travers lesquel il
répondait à des allégations émises par le parquet du tribunal concernant les détenues
abolitionnistes. L’arrestation de maître Abderahmane au moment où il s’apprêtait à assister

ses clientes dans un procès à si grands enjeux, est une démarche délibérée à la fois violente et
très partiale. Dans ce même contexte, le militant abolitionniste Sidati Cheikh a également été
appréhendé alors qu’il est dans la salle du procès par la police politique nommée brigade de
lutte contre la cybercriminalité.
Dans la salle d’audience, les avocats de la défense ont décidé de se retirer du procès,
considérant qu’il est juridiquement inadmissible de juger des parlementaires sans la levée
préalable de leur immunité. Le collègue des avocats de la défense des militantes anti-
esclavagistes considère comme dénuée de toute légalité.
Face à cette situation, l’IRA reste solidaire des des députées comparaissantes dans un procès
hors-la-loi et de l’avocat Abderahmane Zerrough et du militant Sidati Cheikh.
IRA dénonce la condamnation expéditive des deux députées à quatre années de prison ferme
;

  • IRA dénonce le maintien en détention de l’avocat Abderahmane Zerrough l’engagement des poursuites contre le militant Sidati Cheikh
  • ⁠IRA dénonce aussi l’arrestation et la disparition forcée de la militante Ahmed Khouna
    Chamekh suite à ses propos dénonçant l’impunité des racistes et supremacistes proches du
    pouvoir et qui s’attaquent ouvertement aux groupes persécutés.
  • ⁠IRA rend hommage et remercie vivement le collectif des avocats du barreau de
    Mauritanie pour leur engagement infaillible et indéfectible en faveur des détenus d’opinion
    et surtout ceux du mouvement abolitionniste IRA
  • ⁠IRA prend à témoin la communauté nationale et internationale sur les faits d’arbitraire et
    de terreur généralisés instaurés par le régime de Ghazouani en République Islamique de
    Mauritanie
  • ⁠En fin IRA appelle les mauritaniens à résister contre les plans de divisions que le pouvoir
    corrompu de Ghazouani tente d’orchestrer, et de résister par la lutte légale, déterminée et
    pacifique.

La Commission Communication de l’IRA

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