Le parti RAG suit avec la plus grande attention la situation générale caractérisée par une
crise grave et multidimensionnelle que traverse la Mauritanie. En particulier depuis
l’arrestation en février 2026, des défenseurs des droits de l’homme, des lanceuses
d’alerte, et des honorables députées Mariem Dieng et Ghamou Achour en avril 2026, on
assiste à des pratiques relevant du domaine du jamais vu tant en ce qui concerne les us
et coutumes sur lesquels la population Mauritanienne est moulée depuis les temps
immémoriaux que pour ce qui est des textes juridiques en vigueurs dans le pays ; en effet
dans la société mauritanienne, il est généralement reconnu et admis que la femme
occupe une place lui permettant d’être profondément respectée en ce sens
qu’énormément de choses, même les plus graves lui sont communément tolérées,
contrairement à ce que vivent Mariem, Ghamou et Warda, jetées en prison pour avoir
dénoncé les pratiques fondamentalement contraires aux libertés individuelles garanties
par la constitution. La différence de traitement réservée aux honorables députées et
Warda est liée à leurs origines serviles (descendantes d’anciens esclaves). Plus
particulièrement les honorables députées Mariem Dieng et Ghamou Achour qui ont été
arrêtées, malgré leur immunité parlementaire. Le jugement qui a été fait d’une manière
cavalière et leur condamnation à 4 ans de prison ferme entre autres peines. La réaction
de maitre Abderahmane Zerough à une conférence de presse du parquet, la veille du
procès, lui a valu son arrestation le privant ainsi d’assister au procès de ses clientes.
Les droits individuels et collectifs sont ainsi bafoués ce qui constitue une dérive
autoritaire grave susceptible de conduire le pays vers l’inconnu. Les forces politiques et
sociales dans un sursaut patriotique, doivent resserrer leurs rangs pour faire face aux
dangers qui guettent le pays dont le pouvoir en place est entièrement responsable.
Le parti RAG condamne avec la dernière énergie le procès inique du 04/05/2026 et exige
la libération des députées, lanceuses d’alertes, de la journaliste et des détenus d’opinion,
injustement emprisonnés par une dictature esclavagiste qui a caporalisé le Parlement et
la pouvoir judicaire.

Nouakchott le 05/05/2026
Commission de communication

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