À l’attention du Forum des ONG africaines auprès de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, des missions diplomatiques et des organisations internationales de défense des droits humains

Le mouvement Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) porte à votre connaissance et sollicite votre attention urgente sur les graves violations des droits humains commises aujourd’hui, mardi 19 mai 2026, à Nouakchott, lors de la répression d’un sit-in pacifique organisé devant la prison civile.

Ce rassemblement pacifique visait à réclamer la libération de plusieurs personnalités politiques et militants détenus, notamment les députées Mariem Cheikh Samba Dieng et Ghamou Achour Salem, ainsi que plusieurs responsables et militants IRAouis, à savoir :

  • Elhadj Ould Iid, Coordinateur général des sections d’IRA ;
  • Abdallah Abou Diop, responsable chargé des droits de l’homme d’IRA ;
  • Bounass Mohamed Ahmeide  (Coordinateur IRA  Nouakchott Sud);
  • Mohamed Vadel Ould Eleyatt (President de la section IRA Koumbi Saleh;
  • Warda Ahmed Souleymane (Journaliste et Membre de la commission de communication) ;
  • Lallah Vatma, lanceuse d’alerte ;
  • Rachida Saleh, lanceuse d’alerte.

Alors que les participants exerçaient un droit fondamental garanti par les instruments internationaux relatifs aux droits humains, les forces de l’ordre ont procédé sans aucune sommation à une répression d’une extrême violence caractérisée par des coups, des humiliations publiques, des violences physiques, des traînements au sol de manifestants pacifiques et des arrestations arbitraires.

De nombreuses personnes ont été blessées, parmi lesquelles le militant Lehbib Ould Mokhtar, grièvement atteint à la suite de violences policières et conduit dans un centre de soins pour y recevoir les premiers soins. Ces actes ont été accompagnés de traitements dégradants portant atteinte à la dignité humaine et à l’intégrité physique des manifestants.

Trois personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette opération, à savoir Abdallah Ould Hamody, Mattah Ould Kowry et Mohamed Lemine Ould Amar Salah (Membre de la commission de communication et Président de la section IRA Boutilmit) avant d’être relâchées après plusieurs heures de détention.

Ces faits constituent de graves violations des droits fondamentaux garantis par la Constitution mauritanienne ainsi que par les engagements internationaux de la Mauritanie en matière de droits humains. Ils sont en totale contradiction avec les recommandations formulées par les forums des ONG africaines (CADHP), par la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), ainsi que par l’ensemble des mécanismes régionaux et internationaux de protection des droits humains.

L’usage de la violence contre des manifestants pacifiques, les humiliations publiques et les traitements inhumains ou dégradants traduisent une préoccupation majeure quant au respect des libertés fondamentales et de l’État de droit en Mauritanie

En conséquence, le mouvement IRA :

  • Attire l’attention des instances africaines et internationales sur la gravité de ces violations ;
  • Appelle à une réaction urgente des mécanismes de protection des droits humains ;
  • Exige l’ouverture d’enquêtes indépendantes et impartiales sur les violences commises  et récurrentes depuis l’entame du second mandat du Général Ghazouany
  • Réaffirme son engagement en faveur de la lutte pacifique et du respect des droits fondamentaux.

Le mouvement IRA exprime enfin sa profonde inquiétude face à la détérioration des libertés publiques, la suppression implicite du droit de manifester et sollicite une intervention appropriée des instances compétentes afin de garantir la protection des citoyens et le respect des engagements internationaux de la Mauritanie.

Fait à Nouakchott, le Mardi 19 mai 2026

La Commission de communication

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *